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Les Jardins d’Alger

De tous temps Alger était réputé pour ses jardins, en effet, plus de 1800 entouraient la ville et ses environs. La ville s’est agrandie et la plupart ont disparu. Il en reste tout de même quelques-uns, cernant la ville aux quatre points cardinaux, fabuleux que nous vous proposons de découvrir.


Le Jardin de Prague (ex Marengo) à l’Ouest

Il est attenant au lycée Emir Abdelkader dans le quartier de Bab El Oued. C’est en détruisant le rempart Ouest de la ville que ce jardin fut aménagé en 1839 par le colonel Marengo qui fit travailler des condamnés militaires, c’est pourquoi il est aussi appelé « le jardin des condamnés ». Les ficus et les belombras sont centenaires certains avaient été importés d’Australie par Sir John, consul de l’époque. Il reste un poumon pour tous les habitants de la Casbah et de Bab El Oued. On y dénombre à ce jour plus de 64 variétés d’arbres et d’arbustes.

Le Balcon St Raphaël

au sommet d’El biar Il se distingue totalement des autres jardins par son site situé au ras de la falaise avec une surprenante vue sur la baie d’Alger. Acquis en 1913 par la compagnie Claridge qui devait en faire un hôtel, le projet a été avorté car les mairies d’El Biar et d’Alger ont fait classer la falaise comme site pittoresque en 1926. Outre sa situation exceptionnelle, le balcon comprend aussi une petite forêt accessible par un escalier presque invisible du balcon. Propriété de Djenan el Mithak, il n’est malheureusement pas accessible au public.

Parc de la Liberté, Rue Didouche mourad

Le parc a été créé en 1915 par Charles de Galland. L’entrée principale, rue Didouche Mourad, présente deux grands escaliers entourant une fontaine. La deuxième entrée donne sur le boulevard Krim Belkacem en face de l’école des beaux arts. A l’intérieur du parc (côté Krim Belkacem) se trouvent le Musée des Antiquités et celui des Arts Islamiques. Le jardin, construit sur un terrain accidenté, comprend des placettes permettant de se reposer sur les banquettes decorées de carreaux de faïences. Une magnifique volière faisait autrefois le bonheur des enfants qui chantaient au rythme des gazouillis d’oiseaux. Ce parc a été classé en 1968.

Le Jardin d’Essai

C’est le parc botanique le plus célèbre d’Alger. Créé en 1832, il s’étalait sur cinq hectares et s’appelait alors Jardin du Hamma. Aujourd’hui, il se compose de trente hectares. Complètement restauré, le jardin d’essai a rouvert ses portes il y a deux ans et abrite en son sein le siège de la Direction de l’Agence Nationale pour la Conservation de la Nature, l’annexe du jardin zoologique, le jardin botanique, une école d’horticulture et une crèche. A l’origine, le jardin d’essai était un marécage asséché pour les besoins. Plusieurs jardins ont été créés comme le jardin anglais, le jardin français, sans oublier les allées, les serres, les carrés de floriculture... De nombreuses allées sont devenues célèbres telle l’allée des Bambous immortalisée par Renoir et Emile Aubry. Le jardin a quatre entrées : côté Nord rue Hassiba Ben Bouali, coté Sud rue Belouizdad, à l’Est par le stade du 20 août et à l’Ouest par l’Hôtel Sofitel. Il faut au moins trois heures pour visiter le jardin dans sa totalité.

Parc Beyrouth au Sud-Est

Son emplacement était à l’époque ottomane « un Djennan » avec sa maison mauresque et ses jardins composés d’oliviers, de bosquets de pins et de clairières jonchées d’iris et de jasmins. Cette colline fut léguée par une Algéroise à la municipalité. C’est en voulant construire une promenade sur l’ancien aqueduc du Telemly, aujourd’hui boulevard Krim Belkacem, que l’on a pensé à en faire un jardin. Un escalier monumental large de trois mètres lui donne une stature royale. Des haies de buis délimitent des parterres jonchés de primevères et d’iris. On y recense plus de soixante variétés d’arbres. On y trouve une garderie, une école, une salle de sport et le Musée de l’Enfance. La porte d’entrée au niveau du Telemly s’ouvre sur une stèle encadrée par deux volets d’escaliers qui s’unifient pour distribuer des promenades par paliers de repos.

Les Jardins du Boulevard Khemisti (ex Laferrière)

Le boulevard Khemisti, connu sous le nom de Laferrière, s’agence en jardins à étages depuis le fort Bab Azzoun jusqu’au Palais du Gouvernement. Les jardins sont au nombre de quatre, on peut très bien en distinguer une partie à partir du monument aux morts. C’est entre 1895 et 1921, sous le gouverneur Jonnart qu’ils verront le jour. Ils feront le rapport entre la mer et les hauteurs d’Alger. A cette époque, c’est autour de ces jardins et des édifices néo mauresques, tels que la Dépêche algérienne et la Grande Poste, que le nouveau centre ville d’Alger va s’implanter. jardins sont :

Le Jardin de l’Horloge

Ce jardin, situé près de l’hôtel Albert 1er, a été conçu comme un lieu de loisirs et de transit du haut vers le bas de la ville. L’accès du jardin s’ouvre par une horloge florale, des escaliers et des rampes en facilitent le parcours. Le jardin est surplombé par un monument dédié aux martyrs de la Guerre d’Algérie. A l’origine, le monument, œuvre de Landowski, était dédié aux morts de 14 -18. Il a été retravaillé par Issiakhem qui, pour ne pas le détruire, va simplement le recouvrir.

Le Jardin Lenine

D’une superficie de 2000 m2, le jardin fait la jonction entre le jardin de l’horloge et ce qui est devenu la station de métro de la Grande Poste. Découpée en plusieurs allées permettant la fluidité des passants, le haut du jardin reste un lieu de repos pour les habitants du centre ville. Le bas est englouti par la rue passante, centre névralgique d’Alger.

Le Jardin Khemisti

Le jardin est divisé en deux parties : une allée qui permet le flux entre la rue Asselah et la rue Didouche mourad ; ainsi qu’un autre espace plus retiré destiné au repos.

Le Square Sofia (ex Jardin Guynemer)

Ce jardin est d’abord historique puisqu’il fut créé sur l’ancien fort de Bab Azzoun, dont une partie
Subsiste encore de nos jours. La composition de ce square est régulière et la forme du terrain crée un jeu de niveaux. Au niveau inférieur, une allée entoure le square sur les deux cotés. Des escaliers relient la partie centrale à cette allée offrant aux promeneurs une vue sur le port et la mer. On retrouve à l’intérieur du parc une fresque peinte durant le festival panafricain en 1969.

Il existe aussi, en dehors d’Alger, des forêts comme celle de Bouchaoui ou de Bainem qui vous enchanteront par leur densité et les panoramas qu’ils offrent.

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